Heureux qui comme Ulysse…

terrasini

Impossible de résister à ce petit clin d’oeil et de ne pas parler des étapes du héros homérien en Sicile. Et elles sont nombreuses. La plus connue, sans doute, est celle de Polyphème, le Cyclope qui vit près des pentes de l’Etna et qu’Ulysse aveugle en lançant un tronc d’arbre dans son unique oeil pour s’échapper, lui et ses compagnons, de la grotte où le géant les retenait prisonniers. Mais il y a aussi l’île du roi Eole, que l’on identifie généralement à Lipari, l’une des sept îles éoliennes au nord-est de la Sicile. Le maître des vents fait le don à Ulysse d’une outre remplie de vents devant favoriser son retour à Ithaque. Mais croyant qu’elle contenait du vin, les compagnons d’Ulysse l’ouvrent, provoquant ainsi une tempête magistrale. Certains situent également quelque part en Sicile l’antre de Circé, la magicienne qui transforme les compagnons du héros en pourceaux. Après avoir échappé aux sirènes et franchi, sains et saufs, le détroit de Messine où sévissent Charybde, fille de Poséidon et de Gaïa changée en gouffre marin par Zeus, et Scylla, monstre marin perché sur un rocher, les navigateurs débarquent sur l’île de Thrinacie, qui n’est autre que l’un des noms de la Sicile antique (la Trinacria). Affamés, ils dévorent des boeufs consacrés à Hélios, le dieu du Soleil. Pour les punir, Zeus foudroie les malheureux et détruit le navire. Seul Ulysse, qui n’avait pas touché au troupeau sacré, a la vie sauve et parviendra à gagner la Grèce à bord d’un radeau de fortune. De là dire qu’Homère s’est rendu en Sicile pour y composer l’Odyssée, il n’y a qu’un pas que nombre de Siciliens n’hésitent pas à franchir…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *